mer 16 jan 2008
Tu t ‘lèves un de ces matins en te demandant si c’est le bon
La télé, son baratin et tu trouves déjà le temps long ,
Ta vie passe et le brouillard s’Ă©paissit
tu Ă©merges et construit ta vie sur des “si”
Indécis ou indécise car au bout rien ne se précise
la terre tourne mais tout est monotone
mĂŞme avec un sonotone tu n’as jamais aimĂ© l’automne
Demain c’est trop loin et demain c’est trop rien
le passé te pèse, lése et tu fais mine de rien
tu te lèves , automate moderne
tu aimes le soleil mais lĂ tu hibernes
cernés comme tes yeux se cernent
tu ne décernes plus le beau du terne
pressé de vivre tu te consumes
et bientĂ´t tu ne souhaites plus que ton titre posthume.
La vie c’est trop court et c’est bien trop long
la vie c’est trop court seulement quand c’est trop bon
tu rĂŞves de t’enfuir , ĂŞtre quelqu’un d’autre
reprendre à zéro, prisonnier par ta propre faute
complice,tu le sais,de ton mal ĂŞtre
et tu sais que seule suffirait une lettre.
aller vers l’inconnu au lieu d’imbĂ©ciles contextes
mais t’ es vidĂ© de force et tout devient prĂ©texte
tu te caches et te demande si les autres sont pareil ,
font pareil tu te fâches et tu ne croit plus aux merveilles
le miroir se raye et ta vie bĂ©gaye ,plus rien ne t’Ă©gaye
tet u veilles comme la lune sur une fin qui sommeille
partir loin vers autre chose
il suffirait que tu oses
tu le pense,tu le sens,tu le crois
mais dans le mĂ©tro tu ne penses dĂ©jĂ plus qu’au froid
tu fais ta journée comme tous les autres silhouettes
c’est pas la fin c’est la peur qui te guette
es-tu l’hĂ©roĂŻne de ce roman , en es-tu le hĂ©ros ?
et tu n’y penses dĂ©jĂ plus quand t’ arrives au bureau
DĂ©passĂ© par tout et tu fais mine de t’y plaire
Mais au fond de toi une lueur vocifère
te rappelle juste qui tu es et quoi faire
mais tu fuis , remplaces le silence par le bruit
tu caches tes pleurs donc tu souris.
Tu sauves la face pour te sauver un peu
et tu te dis mon visage commence Ă faire vieux
tu remplaces le silence par le bruit
tu fuis et remplaces les rĂŞves par l’envie
l’ennui ,tu achètes ,satisfait, tu dĂ©jeunes Ă midi
comme des millions d’autres poussières,tu souries
fais mine de rien mais au fond tu sens bien
que ta place est ailleurs et lentement tu y viens
l’après-midi tu dĂ©connes , sur ton fone en face d’un expresso
sont-ils des amis sincères ou juste des collègues de bureau ?
Que restera t-il de tout ca ?
tu travailles ici et tu as un toit .
tu réussis ta vie et des fois même tu le crois !
Mais pourquoi mĂŞme avec l’amour tu es seule ?
Pourquoi mĂŞme avec tout l’argent tu es veule ?
Il te manque une chose et tu ne sais pas quoi
tu ne trouves pas alors des fois t’ dis que c’est comme ça
vient le soir , tu reprends le métro ,
une journĂ©e de plus et c’en est trop
tu es amoureux ou amoureuse et pourtant.
tu as tout ce que tu veux c’est ce que tu le prĂ©tends
tu vis ton temps , parfois mĂŞme du bon temps
mais pourquoi tu sens que ce n’est pas suffisant ?
la peur te ronge l ‘esprit , tu enchaines les insomnies
même quand tu dors tu te lèves harassée ,
terrassée le soir dans ton lit ,tu repenses à cette journée
tu te dis “et si” , “et si” , “et si”
tu vis de “si” , tu vis de “si , tu vis de “si”
Eternelle complainte ,dans tes rĂŞves tu t’enfuis
tu voles au dessus des plaines et des pluies
tu touches le soleil quand ça te chante et tu chantes
et quand tu ouvres les yeux le matin tu déchantes
et au fond de toi une émerge une petite chanson
qui rĂ©pète un refrain si familier “est ce le bon ?est ce le bon ?”
Et tu te dis “et si” , “et si” , “et si”
mais tu ne vis que de “si” , de “si , de “si”…
janvier 16th, 2008 at 12:56 pm
En fait, d’amour trop n’est pas mĂŞme assez…
janvier 17th, 2008 at 10:46 pm
c’est exactement ça
janvier 18th, 2008 at 1:13 am
Il y a dans ce”si”, tant de vies parallèles, tant de rĂŞve et d’espoir, tant de dĂ©sir et de dĂ©sespoir;
Il y a dans ce”si”, un homme qui s’évade en silence, d’une prison qui ne porte que son propre nom;
Il y a dans ce “si” une vie qui Ă©crit sa libertĂ©;
Il y a dans ce ” si” les silences de ceux qui pleurent d’être ce qu’ils sont;
Il y a dans ce “si”, un je qui dit je suis.