Lettre ouverte à un gouvernement déconnecté de la base.
Nous attendons tous le retrait du CPE pour permettre la restauration du dialogue social .
Monsieur Sarkosy ,nous ne sommes pas dupes. Votre silence ne nous fera oublier ni vos propos qui ont débouché sur les révoltes populaires ni votre politique ultra-sécuritaire .Propos dédaigneux et divisants quand la souffrance sociale a besoin de se sentir apaisée par son appartenance à une société qui la réconforte dans une volonté de trouver des solutions ensemble par la création d’un projet commun en respect avec le pacte républicain .
Monsieur COPE ,il n’ y aucune “passion du moment “. Nous n’agissons pas par passion mais par raison. Nos positions sont réfléchies car issues de l’expérience, nous sommes le fruit de maintes mesures “jeunes” qui ont conduit à la situation que nous éprouvons chaque jour dans notre pays . Votre réthorique et blablaterie aérienne ne peuvent être suffisantes et pourraient être même considérées comme impertinentes. Il devient ridicule d’observer un calme décalé quand le bâteau coule. Vos réflexions appelant au dialogue sont vaines quand pour postulat vous gardez en tête le non-retrait d’une loi que vous et vos co-ministres avez voté dans la hâte.
Monsieur De Villepin, il ne suffisait pas de faire voter des lois. Il eût fallut en vérifier la compréhension ainsi que la pertinence avant même d’agir : c’est ce qui constitue l’idée de la démocratie.votre déconnexion avec la réalité est désormais flagrante sachant qu’une mesure qui induit l’idée de flexibilité pour la première fois reste dangereuse pour notre code du travail. Il est évident qu’une souplesse économique reste à imaginer mais alors qu’elle soit partagée de manière équitable pour les citoyens que vous représentez.
Monsieur Azouz BEGAG, je n’imagine pas ce que peut représenter la position d’alibi. Je vous plains.
Monsieur le Président de la République je vous invite à prendre en considération le deuxième appel que l’on vous fait. La France a connu avec votre gouvernement la pire des périodes présidentielles. Elle est certes le résultat des politiques précédentes mais votre gouvernement prouve sans cesse sa déconnexion avec les attentes du peuple et de la réalité économique. Son dédain de la jeunesse omniprésent, tant verbalement que dans les mesures proposées mènent le pays vers une situation de conflit intérieur critique où les scénarios les plus destructeurs et les plus violents restent plausibles.
Aucune réponse n’a été apportée aux problèmes des quartiers populaires sur la discrimination subie dans la monde de l’emploi, du logement. Aucune réponse n’a été donnée en face des révoltes populaires si ce n’est le contrat d’apprentissage qui est pour nous la représentation du décalage entre ce que nous vivons en tant que jeunes des Banlieues et vous, dirigeants. Aucune concertation avec les jeunes des quartiers populaires, aucun état des lieux n’a été dressé puis divulgué.
Je sais que notre pays a les ressources philosophiques et historiques suffisantes pour créer le lien social nécessaire à tous pays démocratique dans sa volonté d’avancer de manière unie.
Le bilan après le “Non à l’Europe” sonnait déjà la déconnexion des classes dirigeantes avec la base, le peuple d’en bas qui se sent délaissé en face d’une économie de plus en plus exigeante et autoritaire.
Le peuple français n’est pas malade. Il n’est pas non plus perdu. C’est bien là tout votre souci car en réalité il ne sait que trop bien ce qu’il désire.
Espérant que ces quelques mots vous feront prendre conscience de l’étendue de la problématique, je souhaite que votre rôle soit restauré afin de vous faire prendre conscience des erreurs fondamentalement anti-républicaines commises par ce gouvernement qui accumule les maladresses philosophiques ou idéologiques .
Je n’ai pour prétention que d’apporter ma contribution à mon époque, mon pays ainsi qu’à l’Histoire et ma jeunesse ne saurait être une maladie en ce sens qu’elle me permet d’être plus en phase avec ce nouveau millénaire que tous les dirigeants issus du précédent.
Merci de votre attention et de votre lecture .
AXIOM.