
Phrases chocs, formules médiatiques ou encore maladroites voire dénigrantes, notre premier flic de France, monsieur sarkosy, n’est pas unique en son genre mais donne l’illusion confortable de bousculer les choses. Descendant d’une lignée forte dans l’usage abusif du marketing dont chirac et lepen (pas de majuscule) ont su profiter. Manipulant les chiffres dans les débats à huis clos entre journalistes consensuels et responsables politiques.
Sarko et son «coup de karcher » : ce n’est que la suite chronologique du fameux « bruit et l’odeur » de notre si «silencieux et parfumé » président de la république que les affaires accablent!
Monsieur sarkosy parle aux jeunes, aux pauvres, aux vieux, aux riches comme lepen s’adresse à l’électorat qu’ils courtisent : le même!
Cela pourrait constituer un point fort pour sarko si on ne grattait pour voir ce qui se trame là -dessous! Car en dehors des considérations gratuites il faut avouer que l’idée du ministère de l’égalité des chances, c’est plutôt positif, mais ce n’est pas monsieur sarkosy qui l’aurait eu, cela existait au Luxembourg dés 1995 sous un autre nom (ministère de la promotion féminine) avant de prendre celui qu’on lui connaît en 2004 (ici, on invente plus rien on suit!). Par ailleurs soyons honnêtes, la création d’un CSMF (conseil supérieur des musulmans de France) devenait nécessaire, or, lui seul a su appuyer cette idée (et ça, ce n’est pas rien!). Mais quelle bonne idée d’aller demander conseil et appui, dans le cadre de cette loi somme toute discriminante* sur le voile, auprès du cheik égyptien qui, d’autre part, ne prône pas du tout les mêmes valeurs que la majorité des musulmans de France! Ce qui est encore moins rassurant c’est qu’un an auparavant «l’islam de France »et « la France du coup de karcher » s’accordaient sur le fait qu’il fallait désormais éviter l’ingérence de pays étrangers dans «l’islam en France» afin de donner naissance à «l’islam de France».
Phrases chocs et quelques approches étonnamment contradictoires en matière de politique dans un contexte de course aux élections qui accentuera les maladresses.
Sarko, c’est l’échec de la 5éme république à lui tout seul. Il croit incarner l’être élu, celui que l’essoufflement de cette république porte comme la France jadis souhaitait un nouveau roi, il signe systématiquement l’incompétence des gouvernements en place jusqu’au sien inclus, il comprime toutes les attentions, non parce qu’il dit qu’il fera mais parce que les autres ne font plus grand-chose!
Bien que la forme puisse paraître séduisante à nos pensées qui se réfugient dans le conservatisme et la sécurité « visible », je me suis rendu compte en lisant différents articles qu’en réalité sarkosy pratique une chose qui est connue depuis longtemps aux États-Unis (1970) et qui porte un nom : l’Etat carcéral. (À lire article à venir « Partout la Prison »). Pour les partisans de l’Etat carcéral la prison, la répression, la pénalisation des populations en marge et la création de nouveaux délits leur semblent le moyen le plus sûr, le plus rapide et le plus fructueux pour rétablir l’ordre économique, moral et social voire même de donner dans une impression de sur sécurité, que la nation est unie, que les politiciens sont là pour protéger le citoyen. Seulement l’expérience a démontré, aux états unis, que c’est un échec total mais en plus, que cela contribue surtout à l’écart entre les riches et les pauvres dont le fossé serait expliqué par la notion de mérite ou démérite, de choix individuel occultant encore les lois sociales agissant sur l’individu, ce qui permet notamment de ne pas avoir à instaurer de mesures ou reformes trop novatrices tout en s’assurant un pouvoir assis sur l’idée que chacun doit vouloir pour pouvoir au lieu de préparer un terrain favorable à l’avenir en terme de réalisation de soi, d’épanouissement ,d’égalité etc. C’est ainsi que s’est renforcé la division entre noirs de la bourgeoisie moyenne et noirs des couches inférieures.
En effet parallèlement, une timide politique d’intégration des populations noires diplômées fut mise en place (c’est l’idée que reprend Azouz Begag : isoler les « méritants » diplômés et appuyer leur candidature. Démarche qui rejoint toujours l’idée des « quota » c’est-à -dire l’idée même qu’il faut des lois partout… imposer les « marrons » ou les « noirs » de force. C’est toujours la voix de la discrimination qui est choisie au final, celle dite « positive », certes, mais discriminante tout de même, et pour les enfants issus de l’immigration et pour l’autochtone de base qui ne comprend toujours pas pourquoi il faudrait favoriser telle ou telle population.). Bonne impulsion mais mauvaise direction. Mais en tous ces traits nous voyons se profiler déjà le spectre du modèle américain, anglo-saxon etc.
>>>>>>>sarko pratique la même politique de marginalisation des plus pauvres, en s’appuyant sur le sentiment d’insécurité permanent à résorber d’urgence, en pénalisant la mendicité (avançant qu’il veut casser les réseaux d’exploitation), en pénalisant la mendicité et les squatters, vous savez, ces parasites qui occupent des maisons vides. Ce que j’en dis ? De la poudre aux yeux! Le show time policier suivi des journalistes marchants sur leurs pas (devenu organe d’état en France!), suite au meurtre d’un gamin de 11 ans dans la cité de la Courneuve. L’histoire des cités et des périphéries comme la Courneuve, on la connaît tous maintenant et on sait aussi que ce n’est pas un coup de karcher qu’il faut, c’est du travail, de l’intégration par l’économie, une place pour chaque individu la composant, en l’occurrence, ceux qui sont censés être l’avenir de ce pays! Des alternatives, un projet d’envergure nationale, un choix clair et ferme de société, mais encore faudrait-il que le débat soit ouvert et pas entre trois branquignols de politiciens fantoches avec quelques dérisoires journalistes aux questions aseptisées.
Devant cette expression qui rappelle le nettoyage ethnique, ce qui n’est pas très fin quand on s’adresse à des populations issues des quartiers ou de l’immigration, on peut se demander si sarko à des problèmes de langage! Je ne pense pas. C’est même finement joué en réalité, car lepen se voit couper l’herbe sous le pied. Mais en plus, cette grande solution de l’être élu qui répond à une maman qui pleure son enfant tué par balle, qu’il va tout laver à la Courneuve me semble être un manquement réel de ce que doit être la mission d’un politique c’est-à -dire le bien collectif! N’Y A-T-IL PAS DE MAIRE DANS CETTE VILLE ? Je pensais que les villes françaises se démarquaient ainsi ! N’y a-t-il aucun service social ? Personne à la Courneuve? Donc si je comprend bien la Courneuve est assiégée de méchants et il n’y a plus personne pour la sauver, mais heureusement « super sarko » est là avec sa « super solution » ouiiiiiii l’arme absolue : le karcher!
Y a-t-il eu prise de conscience après la mort de ce gamin qui n’a rien demandé à personne? Y a-t-il eu des propositions sur les innombrables cités de France? Y a-t-il eu ne serait-ce qu’une seule idée mise en avant? De la belle poudre avec un langage de populo jetée aux yeux, rien de plus! D’un coté sarko, de l’autre azouz begag, qui, pour solution, veut favoriser les diplômés des quartiers! Je dis bravo! Il était temps!!!!!
Et les autres? On en fait quoi? On les laisse crever le temps que leurs semblables réussissent? Ce que nous voulons ce sont des solutions globales, une volonté politique, du concret, pas du spectacle, monsieur sarkosy, pas des phrases qui vous aideront sûrement à être président, mais pour combien de temps? Le coup de karcher c’est nullissime. C’est un projet d’avenir équitable égalitaire basé sur la tolérance et la liberté des individus et la création d’emplois ainsi que de la prévention et non de la répression qu’il nous faut. Ce que nous voulons, c’est sortir tous ensemble de l’impasse, monsieur azouz begag, pas laisser nos frères et nos sœurs les plus démunis dans la mouise, gardez cela en tête! CE QUE NOUS ATTENDONS, c’est un projet commun où nos enfants auront des chances et des choix dans les meilleures conditions, de meilleurs environnements comme vos enfants le font. CE QUE NOUS VOULONS, c’est que ce broyage des plus démunis cesse, que l’on parle enfin de solutions concrètes, que le débat soit ouvert. Ce que nous désirons, ce que nous attendons, ce que nous voudrions, je dirai même, ce que nous exigeons, messieurs les ministres, c’est que l’on cesse de nous prendre pour des abrutis qui n’auraient rien compris et que vous vous mettiez à faire ce pour quoi nous, le peuple, nous vous payons. La république existe, appliquons sa maxime! Nous connaissons les pires conditions que le système génère ici. Nous, c’est la France d’en bas. Donc nous, nous avons tout à gagner à nous battre. Vous avez bien sûr encore le choix mais je vous le dit et, entendez le comme vous le pourrez : misez sur nous ou l’amertume, un jour, vous brûlera les lèvres! Alors c’est à l’Elysée que l’on viendra le donner, le coup de karcher!
AXIOM.
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